Yes, we have never been closer to the end! lol
I gave back the keys of my appart this morning.
So now, I'm living at David's place, for the coming 3 weeks.
I was a little sad to leave my appart. I lived so many things there... And leaving it was as turning a page of my life.
My studies are ending soon. Maybe so soon, I won't be on time. Yes I'm late. I'm starting believing that's the only way I can coerce me into working. Weaky me...
Nausicaa is undoubtedly my favorite Miyasaki's movie. I had already seen it on my computer. But to see it in a theater was gorgeous! :D I think I'm gonna see it once more. Actually, I watched it in original version with subtitles. But I'm curious to see it in french version.
Last month, I saw also Pirates od the Caribean - Dead's Man Chest, twice, in french version and then in original version.
And the definitely most important to me event of this last month was: the ONE ELEVEN!
I did it! With rain and pain but I finished it.
Here is now the french summary I made of it for the newsletter of Generations Roller:
Mais pourquoi c’est pas au fin fond de la Beauce?
Samedi 19 août. Lever à 8h30 pour les derniers préparatifs. Ce WE, je l’attends depuis des semaines, que dis-je, des mois ! À 10h15, rdv à Grange Blanche avec quelques copains de GRS (Fabrice, Nico, JB, Benoît et Mathias) et du LOU (Jonathan), direction la Suisse ! Plus précisément, Saint Gallen, au bord du lac de Constance. On a loué un utilitaire 9 places, histoire d’être à l’aise et d’avoir de la place pour les sacs.
Après 2 heures et quelques de route, nous arrivons à Lausanne où nous récupérons Solen de Planet Roller à la gare puis nous allons au bord du lac rejoindre les grenoblois Natacha, Charlotte et Fred pour la pause picnic. À 17h, nous arrivons à l’Olma de Saint Gallen, une sorte de centre d’exposition composé de plusieurs hangars et autres salles. Retrait des dossards accompagnés de quelques cadeaux. Une trousse de toilette complète qui se déplie et s’accroche comme un cintre. Il y manque juste la brosse à dent ! Et puis une magnifique sonnette verte qui peut se porter autour d’un doigt. Certains ont promis de s’en servir à Parilly, attention à vos oreilles ;-)
On va chercher nos sacs et on s’installe dans la grande salle où des dizaines de matelas sont posés par terre. Puis on va se poser dans une grande salle qui sert de réfectoire et où la vidéo de l’année dernière tourne en boucle. Discussion avec des têtes connues pour certains, belote coinchée pour d’autres puis pasta party. Avant d’aller dormir, on décide d’aller faire un tour dans la ville. En sortant de l’Olma, on se met alors à suivre des groupes de gens qui vont tous dans la même direction. On croise une fanfare en habit traditionnel, couleur schtroumpf. Puis on arrive dans le centre ville où il règne une sacrée ambiance. Les rues sont pleines à craquer (comme un 8 décembre à Lyon sur la presqu’île) et on peut entendre un style de musique différent tous les 15 mètres environ. On apprendra plus tard en allant sur le site internet de la ville de Saint Gallen qu’il s’agissait du festival de la ville, vraisemblablement annuel. Oui, on n’avait pas osé demander aux gens, ils parlaient tous une langue proche de l’allemand mais pas nous. Après avoir essayé de se perdre dans les rues de la ville, nous rentrons finalement à l’Olma où certains essayent déjà de dormir. Il faut dire qu’il est 22h et que le réveil est prévu pour 5h le lendemain.
Nuit agitée, difficile de dormir par terre au milieu de gens qui parfois ronflent, se lèvent en cours de nuit, etc.
Dimanche 20 août. 4h30. Mais qui a allumé la lumière ? Mais où suis-je ? C’est quoi toute cette agitation autour de moi ? Ah oui, c’est vrai, dans une demi heure, il y a le p’tit dèj et dans 2h30 le départ. Je commence à me dire qu’on est cinglé de faire ça. Se lever si tôt un dimanche matin pour aller faire 111 bornes sur des roulettes…
Chouette, ils ont même prévu les pâtes pour le p’tit dèj ! Enfin bon, pour ceux qui veulent que du pain ou des croissants, c’est possible aussi ;-) Certains sont allés voir dehors. Le sol est trempé, il a plu pendant la nuit. Pas cool. Pourvu qu’il ne pleuve pas pendant la course. En tout cas, je garde les roues et roulements « pluie ». Allez, c’est l’heure d’aller se préparer. La file d’attente est interminable aux toilettes…
6h30. Waow, ça se rapproche. Le ciel est gris, des gouttes tombent ça et là. Il est temps de commencer à s’échauffer. Ça accroche plutôt bien par terre, pourvu que ce soit comme ça sur tout le parcours.
7h – 01minute. Après une photo souvenir, on se groupe sur la ligne de départ.
7h. Fünf, Vier, Drei, Zwei, Ein. C’est parti ! Hé les copains, partez pas si vite, je ne vous vois déjà plus. Bon, on va faire comme tout l’monde, partir vite pour essayer de trouver un bon peloton.
Dès les premiers kms, les supporters suisses sont déjà là. « Hop hop hop hop hop ». Il est 7h du matin, un dimanche et ils sont dehors sur leur pas-de-porte ou au bord d’un champ pour nous encourager. J’ai du mal à m’imaginer la même chose en France…
Les ravitaillements sont impressionnants. Certains courent avec leur plateau, d’autres sont carrément en roller. De temps en temps, une averse vient réhumidifier la route qui n’avait pas commencé à sécher.
Au bout de 30kms, je ne l’ai toujours pas trouvé, ce fameux bon peloton. Par contre, mon genou droit commence à me faire mal. Je tâche de m’appliquer sur ma technique, mais ça ne suffit pas. Puis mon genou gauche s’y met aussi. Au passage, un de mes roulements a jugé que c’était trop calme et s’est mis à chanter. Abandonner ? hors de question. Ralentir ? je crois que je n’ai pas vraiment le choix. 20kms plus loin, je ne sais pas si c’est les tendons ou les ligaments mais je ne peux plier les jambes que péniblement. Et il me reste plus de la moitié à faire. La fatigue commence à se faire sentir. Ce qui me fait le plus peur, c’est les fameux 20 derniers kms en montée. Car en canard, mes genoux m’empêchent d’avancer. Tant pis, allons-y et on verra une fois sur place. Un train me rattrappe. J’essaie de me mettre derrière. Mais ils ne savent pas patiner en groupe et il y a trop de va et vient à l’arrière. Du coup, lors d’un ralentissement je passe en tête et y reste pendant une quinzaine de kms. Personne n’ose me doubler. Dans les descentes, la vitesse prise avec un groupe d’une vingtaine de personnes derrière est impressionnante ! Puis vers les 75kms, lors d’une montée où je n’arrive plus à avancer, une grosse partie du train me double. 5kms plus loin, ils ont à peine 200m d’avance. Mais tout d’un coup, une douleur dans le genou droit me fait arrêter de patiner. Je reste en roue libre pendant quelques mètres, à la limite du piétinage. Nerveusement, ça devient très difficile. La fatigue n’aide pas vraiment dans ces cas. La pluie non plus. Je continue à avancer, en déambulant, sans pouvoir plier les jambes. Je dois être à 10 ou 15 km/h sur plat et presque à l’arrêt en montée. Les averses se sont enchaînées et j’ai maintenant l’impression d’avoir les pieds qui flottent dans mes patins. Vers les 90kms, là où il y a la plus grosse montée du parcours, je commence à me faire doubler par des patineurs en fitness. Quelle idée d’avoir des roues de 100mm en montée aussi ! Ne pas craquer, aller jusqu’au bout. Je veux les finir tout seul ces 111kms, même si je ne peux plus marcher pendant 3 jours !
Le panneau annonçant le 100ème km me paraît ne jamais arriver. « Existe-t-il vraiment ? » Enfin, le voilà ! Et un ravitaillement au passage. Tiens, je vais essayer ces fameux gels énergétiques parce que là, je n’ai plus rien à perdre de toutes façons. Peu de temps après, je retrouve une partie de mes jambes. Je ne sais pas s’ils ont mis un anti-inflammatoire ou de la morphine dedans mais la douleur a nettement diminué et la fatigue également. Du coup, je relance tant que je peux et je me mets à redoubler une partie des patineurs qui m’ont doublé précédemment. Dans la dernière montée, j’ai l’impression de monter plus facilement que 3 semaines avant au Ventoux. Peu avant la fin de cette montée, j’aperçois un secouriste qui tente de réanimer un patineur allongé sous une couverture. Brrrrr, ça fait froid dans l’dos ! (J’ai appris le lendemain qu’un des participants était mort.) Je termine ma course tant bien que mal en 5h00m24s sous la pluie.
Déçu ? pas vraiment. Mais je sais que j’aurais pu faire mieux et c’est promis, je reviendrai et j’aurai ma revanche (mais non, je ne suis pas masochiste). En attendant, je vais chercher mes affaires puis je vais jusqu’à la douche commune. Pas facile de se changer avec une jambe raide. Puis c’est au tour des roulements d’être nettoyés afin d’assurer leur « survie ». Je termine juste à temps pour voir les podiums. Les délégations lyonnaises et grenobloises ont frappé fort. Bravo à tous !